Mariage d'un ours et d'une poule
Par Mathieu Lecarme le mardi, 1 novembre 2005, 15:58 - Lien permanent
Modelage en pate fimo, pour mettre tout en haut du gateau.
La pate fimo se trouve dans n'importe quelle magasin d'art plastique, bricolage, comme le BHV ou loisir et création. C'est de la pate à modeler souple qui se cuit au four, à 130°C, trés simple d'usage. Elle est souvent utilisé pour faire des bijoux fantaisies, en profitant des différentes couleurs, mais je préfère une couleur neutre et peindre ensuite.
Pour faire du costaud, il faut mettre de la féraille, comme le béton. La pate fimo supporte trés bien les cuissons suucessives.
Pour avoir les proportions, il faut avoir un croquis que l'on met derrière, pour voir si c'est juste. L'ours a commencé avec une corde à piano (qui dépasse pour planter dans le gateau), une version mince pour avoir les proportions, et hop, cuisson. C'est dur de travailler la pate directement sur la feraille, la pate tourne autour. La poule a commencé avec une patatoïde et 2 bouts de fil de fer pour les pattes.
Le fait de pouvoir tenir la figurine sans écraser son travail est important. Pour ça, avantage à l'ours avec son gros bout de bois.
Les vétements sont presque taillé dans de la fimo étalée. La technique secrète est de mettre le plastique d'emballage sur la pate pour pour pouvoir utiliser un petit rouleu à patisserie sans que ça colle de partout. Ca finit quand même souvent en lissage avec l'outil en forme de lance. Ensuite, découpe à l' X-acto. La couture se fait en lissant. Les yeux sont des billes de verre. Le regard est ce qu'il y a de plus important sur la pièce. C'est le détail le plus visible, et ça donne l'humeur du personnage.






Pour travailler la pate, il y a differents outils.
- Les doigts. Trés rapide, mais ça laisse des empreintes digitales qu'il faut ensuite lisser.
- Le pinceau gomme. Parfait pour le lissage et les courbes vicieuses.
- Les outils de dentiste. Je les ai trouvé dans un surplus militaire pour un prix ridicule. Le plus pratique est celui en forme de lance, il lisse et découpe. La vouge est pratique pour les rainures, la cuillère pour creuser ou souder (avec le rond).
- Le X-acto. Pour faire de la couture.
- L'emporte pièce. C'est l'outil bricolé pour faire les plumes, les doigts du gant et les fleurs. C'est un vieu pinceau pourri, avec les poils supprimé à coups de perceuse, puis 2 fois meulés. Attention aux copaux dans les yeux.
Le bouquet est un cone un peu creusé, les marguerites sont découpées à l'emporte pièce, puis un clou sert à la fixation et fait un coeur crédible
. Une fois cuit, perçage, tigeage pour le relier à la hanche de la poule, ensuite l'aile.
La poule s'étant averée trop basse, il a fallu la réhausser avec un bloc de bois réalisé de main de maitre par Stéphanie. Perçage et tigeage pour relier l'épaule de la poule au fémur de l'ours. Pas mal de sport pour les bras enlassés. La main de l'ours est réalisé aprés coups, en laissant une tige de fer dans le poignet pour la première cuisson.


Ensuite, ça devient plus simple. Basage en noir à la bombe pour atteindre les zones cachés, rectification au pinceau. Brush de blanc pour le corps de la poule, ça fait une patine plume.
Brush beige sur une base chocolat et wash noisette pour la fourrure de l'ours. Tout le reste est en aplat, plus de temps, et ça participe au coté cartoon. Les fleurs ont droit aussi à une jolie fintion, c'est une zone qui attire l'oeil. En parlant d'oeil, aprés une pupille/iris géante avec le regard droit, pas trop petit pour ne pas faire zombie, un petit rond en haut à gauche pour donner le coté brillant. Aprés un bon séchage (aidé au sèche cheveux), un coup de vernis : de la laque bas de gamme.
La traine est en tulle, et deux billes de verre font la barette.


